Rien de plus agréable de recevoir un compliment, un mot gentil, un geste sympa de quelqu’un. «Ç𝘢 𝘮’𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘮𝘢 𝘫𝘰𝘶𝘳𝘯é𝘦 » comme on dit.
Mais pourquoi un tel effet sur nous ?
Répondre, c’est aborder le sujet suivant : comment pouvons-nous savoir que nous existons ?
Tout simplement en recevant des signes de reconnaissance de la part d’autrui. Signes qui me prouvent que j’existe dans mon environnement en interagissant avec un autre. Et donc que je vis. (𝘚𝘪 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘯𝘦 𝘮𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫’𝘦𝘹𝘪𝘴𝘵𝘦, 𝘦𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫’𝘦𝘹𝘪𝘴𝘵𝘦 𝘷𝘳𝘢𝘪𝘮𝘦𝘯𝘵 ?)
Au cinéma, l’image du héros ne se sachant pas mort et qui en prend conscience en s’en rendant compte qu’il n’est plus visible, ni audible de personne.
Eric Berne, psychiatre et fondateur de l’analyse transactionnelle va baptiser ces signes de reconnaissance « strokes ».
Ils sont verbaux ou non, positifs (compliments, caresse, sollicitations (« qu’en penses-tu ? »)) ou négatifs (insulte, gifle, sarcasme…), silencieux ou même aujourd’hui…digitaux (« un j’aime sur Facebook ou insta ») ! Ils sont liés à ce que je fais (« 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦𝘳 ! », « 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘯𝘶𝘭 ! ») ou a ce que je suis (« 𝘵𝘶 𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘱𝘦𝘳 ! », « 𝘵𝘶 𝘦𝘴 𝘯𝘶𝘭 ! »)
L’intégralité de notre communication se base sur ce principe de transaction de strokes. Et compte tenu de l’importance vitale pour chacun d’entre nous d’en recevoir, il faut savoir que :
nous communiquons avec comme première intention de recevoir un signe en retour. Le fond de l’échange est souvent moins important. Nous ne sommes pas conditionnés à ne pas recevoir de signaux. (Qui n’a jamais cherché à combler des silences « gênant »?)
nous préférons recevoir un stroke négatif (« 𝘵𝘶 𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘱𝘦𝘳 ! », « 𝘵𝘶 𝘦𝘴 𝘯𝘶𝘭 ! ») plutôt que ne rien recevoir. (Qui n’a jamais été agacé de l’absence de retour suite à une interpellation ? Ne dit-on pas qu’on « retient » notre nature à ne pas répondre à une provocation ?)
Et le caractère utile (vital) qui accompagne un stroke ne pas doit empêcher de rappeler, une fois par an, qu’on peut y joindre l’agréable
Mieux communiquer, améliorer ses relations avec autrui, trouver sa place, confiance, bienveillance GwendalCoaching.